Résumé: Sylvestre Ouédraogo – Dynamique et rôle économique et sociale du secteur informel des TIC en Afrique de l’Ouest et du Centre: Cas du Burkina Faso, du Sénégal et du Cameroun

Quelle est la dynamique interne du secteur informel des TIC? Quel est son rôle économique et social? Telles sont les questions principales qui ont guidé cette recherche qui se situe dans un contexte où la diffusion des nouvelles technologies en Afrique a atteint des performances record. Etudiant les exemples camerounais pour l’Afrique centrale et burkinabè et sénégalais pour l’Afrique de l’Ouest, l’étude a permis, à travers une enquête portant sur près de 3000 unités informelles des TIC, d’obtenir les principaux résultats suivants:

Caractérisation du secteur informel des TIC: les unités informelles sont des entreprises individuelles ayant un promoteur dont l’âge est compris entre 25 et 35 ans et dont le niveau d’instruction atteint le secondaire. Ces unités sont également caractérisées par une forte concentration dans les centres urbains et l’activité informelle dominante est celle des télécommunications (environ 80% des acteurs) suivi de l’informatique et de l’audiovisuel numérique.

Dynamique du secteur informel des TIC: l’étude a également permis d’analyser la dynamique du secteur informel des TIC ainsi que les facteurs explicatifs de cette dynamique. Ainsi donc, il ressort que pour l’ensemble des trois pays, une bonne proportion des acteurs (environ 30%) a constaté une évolution du chiffre d’affaires et de la marge bénéficiaire résultant de l’activité annuelle. Il en est de même pour l’évolution de la clientèle et de la quantité d’inputs. Les facteurs explicatifs de ces dynamiques, varient souvent d’un pays à un autre. Mais d’une manière générale, selon la majorité des promoteurs, la forte concurrence, le pouvoir d’achat des consommateurs, le domaine d’activité du promoteur influencent leur niveau d’activité. La dynamique peut s’appréhender aussi à travers le faible recours des acteurs aux institutions de crédit et la faible mobilité intra sectorielle.

Potentiel social et économique: pour finir l’étude a évalué le potentiel socio-économique du secteur à travers l’analyse de sa contribution à la création d’emplois, à la valeur ajoutée globale et au budget des Etats. Il ressort que le nombre moyen d’emplois par unité informelle est en moyenne de 1,5 employé par unité et que le bénéfice annuel est positif pour la plupart des promoteurs. Egalement ces unités contribuent au budget des Etats avec une contribution annuelle atteignant 2% des charges.

 

The dynamics and the social and economic roles of the informal sector of ICT in West and Central Africa: The cases of Burkina Faso, Senegal and Cameroon

What is the internal dynamic of the informal ICT sector? What is its social and economic role? These are the principal questions that guide this research which situates itself in a context where the dispersion of new technologies in Africa has reached a performance record. Studying Cameroonian examples for Central Africa and Burkinabé and Senegalese for Eastern Africa, the study made it possible to conduct research on nearly 3000 informal units of ICT to achieve the following principal results:

Characterization of the informal sector of ICT: the informal units are individual enterprises led by a promoter whose age lies between 25 and 35 and who has accomplished secondary school. These units are all characterized by a strong concentration in the urban centers and the predominant informal activity is telecommunication (about 80% of actors), followed by information technology and audiovisual digital technology.

Dynamic of the informal sector of ICT: the study has equally enabled us to analyze the dynamic of the informal sector of TIC along with the explaining factors of this dynamic. Therefore, the outcome of this is that out of those three countries a good share of actors have noticed an evolution of the number of cases and of the profit margin resulting from the annual activity. For the evolution of the clientele and the quantity of inputs it is the same. The explaining factors of these dynamics vary often from country to country. But in a general manner, the majority of promoters, the strong concurrence, the purchasing power of consumers and the domain of the promoter’s activity influence their activity level. The dynamic can also be perceived against the weak recourse of the actors towards credit institutions and the low intra-sectoral mobility.

Social and economic potential: In order to complete the study’s evaluation, the socio-economic potential of the sector was analyzed by its contribution to job creation and the globally added value and to the state’s budget. The result is that the average number of employees per informal unit is 1.5 and has a positive profit for most promoters. Also, those units contribute to the state’s budget with an annual share of 2% of the taxes.

 

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